Sur comment je me vois.

Je suis très fier de mon torse, j’aimerais me promener en caleçon tout le temps.

Mais je n’oublie pas ceux et celles qui ne peuvent pas le faire, ceux et celles qui ne veulent pas le faire.
Je passe énormement de mon temps devant la glace, je m’habitue, j’aime ce que je vois.Je me trouve beau quelquefois, musclé, j’essaye de différencier ce que je  veux de l’image normative qu’on attend que je sois. Ce n’est pas facile de se trouver la dedans, entre ce qui est mon désir construit ou pas.
Je me perd des fois.
Sans modèle c’est difficile de s’ y retrouver, et même avec en fait.
Je fais avec ce que je vois, avec ce que je ressens. Je ne laisse toujours personne dire ce que je suis avec ces cicatrices, même si on me classe plus facilement maintenant dans une catégorie.
C’est si peu, ce que l’on croit savoir.