De ou et comment se battre.

6 janvier 2011

Entretien avec mon nouveau directeur et avec la sous directrice.
Ma demande était claire: mon changement de prénom.
1H30 d entretien.
Il y a le moment ou je dois écouter et le moment ou je dois parler.
Dans cet ordre.
La réponse est claire, le directeur, le directeur général, le CA (mentionné),n’accepte pas.

La ou c ‘est difficile d exactement relater c est le pourquoi.
Premièrement les papiers , c’est tellement aisé d être procedurier pour se justifier, rien d’autre a dire, c’est la loi.

Deuxièmement c’est assez confus… mais ca a l ‘air de poser un problème a l’équipe (bon , non bien sur pas vraiment de plainte justifiée, personne n est passé par le bureau, mais vous comprenez nous ne sommes pas sourds, on entend des choses et on sait bien que les gens sont mal à l’aise).
Evidemment ma parano s’éveille.C est le but. La remise en cause du fait de faire parti d’un groupe pour mieux m’isoler.

Ma réponse est claire: tous mes collègues m’appellent Killian.

Ils me disent que certains se sentent obligés et que l’atmosphère est étrange.
Je deviens le preneur d’otage.

J aimerais n’en avoir rien a foutre de cette culpabilité, je sais que certainEs de mes collègues ne sont pas vraiment complétement en position de comprendre, mais je m’en fous, ILS M’APPELLENT KILLIAN, et c’est tout ce que je leur demande après tout, ce ne sont pas mes amiEs pour la vie.

Le travail en lui même maintenant…
Amalgamme, je suis apparemment énérvé en réunion et ça doit être que c’est dur de traverser ce que je traverse tous les jours (couplet compréhensif, style on est avec vous mon pauvre).
Je précise que les choses qui m’énervent a mon travail n’ont pas forcement a voir avec mon identité, et qu il y a d autre raison de s’énerver, mais je m’embrouille un peu car j ai un gros sac a vider.

La sous directrice reconnait avoir fait des erreurs avec moi, le directeur ne me genre toujours pas quand il me parle et me le (re)précise.

C’est un peu difficile, quelque part je ne peux pas être en colère, car il me parle de manière claire, et adopte un regard compréhensif avec des formules soutenantes.

Je le respecte assez par ce qu’il a semblé vouloir changer des choses dans mon travail, ne serait ce que par sa façon de communiquer.

Je passe la partie un peu glauque sur les « residants ne peuvent pas comprendre, ça sera trop compliqué pour eux »…

Y a tellement de choses qu’on a pas l’air de pouvoir leur dire… (ca me prendra un autre article,voir un autre blog).

Mon directeur pendant le temps ou j ai parlé s’est montré compatissant voir compréhensif (genre dans le fond je suis de votre coté).

Finalement il m a demandé qu’est ce que j envisageais.
Sachant que la réponse était non pour mon prénom.

J’ ai senti un vieux silence…
Je leur ai dit qu’il était hors de question que je démissionne pour me retrouver sans rien.
Ils m’ont affirmé leur volonté de ne pas me laisser sans rien (genre on vous soutient) et m’ont encore demandé ce que je pouvais demander d’autre (après réflexion il me semble qu’ils voulaient que je leur demande, comme une faveur).
J’ai dit « licenciement a l’amiable », ils ont paru soulagé en disant que c’était envisageable et qu’ils me soutiendraient dans cette démarche.

Je me suis vu, comme de l exterieur, en position de leur demander une « faveur », j’ai paniqué, j ai bien vu que la position de demandeur avait été inversée.
Je suis sorti du bureau , un peu KO.