De la violence (physique)

C’est un gros sujet pour moi. Je suis pas sûr de maîtriser les enjeux politiques et tout ça… mais bon je me lançe.

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Mes parents m’ont toujours dit : « Ne reponds pas ».

C’était à toutes les sauces, un reproche, une remarque, une explication… c’était super mal venu de répondre.

Parce que j’étais perçu comme une fille? Oui sûrement, oui peut être, ou juste un enfant qui ne doit pas rentrer dans un débat avec ses parents.

Résultat, on a jamais vraiment réussis avoir une quelconque discussion, tout était faussé par cette règle immuable.

Même encore maintenant j’y arrive pas.

J’ai fait du basket féminin de mes 8 ans à mes 16 ans et croyez moi, c’etait pas tendre, les coups pleuvaient.

Et puis j’ai eu 18 ans un jour et j’ai connu le milieu lesbien d’un bar de province, ou la plupart des personnes évoluants dans ce milieu avait le double de mon âge.

La plupart des soirées se finissaient mal, bien souvent à l’hôpital, ou les lesbiennes infirmières assuraient le suivi des histoires et des gossips ( C’est grâce à l’une d’entre elle une fois que j’ai appris que ma mère avait été hospitalisée, alors qu’elle n’avait pas pris la peine de me l’apprendre).

Bref.

Moi j’étais vraiment dans ma période Gandhi, j’avais lu les bouquins, j’avais vu le film, et je croyais grave qu’en ne réagissant pas face à la violence, je pouvais changer les choses. Du coup, j’avais eu quelques conflits, ou je m’étais laissé frappé en attendant que ça s’arrête, en pensant vraiment que jouer le jeu de la violence, c’était rentrer dans un jeu que je n’acceptais pas, et qu’en refusant d’y jouer je le désamorçais.

Mais avec un peu de recul, je m’aperçois que je suis incapable de me défendre physiquement, que même si j’essaye de participer a des ateliers d’auto-défense verbale (enfin un), je ne serais pas plus capable d’amorcer un geste physique, qu’on me renvoit régulièrement que les trans FT* et FTM sont des gentils et c’est pour ça qu’on les aime…

Que la dernière fois ou j’aurais aimé frappé quelqu’un, il a désamorcé le truc en me renvoyant mon statut de trans dans la gueule, que la testo et ses effets agressifs c’était bon et puis que je n’avais pas besoin de ça pour « surjouer la virilité » qu’il fallait que j’arrête d’être menaçant parce que a ce que j’ai compris ce n’était pas ma place, ce n’était pas mon rôle.

J’en peux plus des personnes qui me disent de garder mon calme, que ça ne sert a rien, qu’en répliquant on ne fait que jouer leur jeu. Accorde moi le crédit de s’avoir ce que je fais. Si je peux rentrer chez moi avec l’idée défoulante d’avoir pu taper un connard, c’est vraiment pas si mal en fait. Ouais des fois ça sert a rien, des fois ça fait juste du bien, mais vraiment c’est pas si mal.

Je me dis juste que le prochain , il prendra pour tous les autres.

Et j’espère que mes amiEs présentEs ne me diront pas de me retenir.

« Fin de transition »

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Depuis mon changement d’état civil, on m’a beaucoup renvoyé le fait que j’avais fini ma transition, que c’était bon, que j’allais être tranquille, que tout allait être simple maintenant pour moi.

Je suppose que moi aussi, depuis des années, j’avais fini par me le dire, je m’étais tellement concentré sur ce que je voulais, une voix basse, un torse, une barbe, des papiers au bon prénom, des personnes autour de moi qui ne remettent pas en cause mon identité. Je me fixais des buts clairs et tout était déjà compliqué pour les atteindre.

Je me disais qu’après, on ne se tromperait plus en s’adressant à moi, que chaque aller et retour dans une administration ne me coûterait plus, que mes relations sexuelles et amoureuses seraient plus simples parce que je serais en paix avec moi-même.

Attention, je sais parfaitement le privilège que j’ai en tant que trans d’avoir eu mon changement d’état civil sans hystérectomie de façon aussi simple et rapide, alors que dans d’autres villes de France et d’autres pays, des trans se suicident encore ou se font agresser ou tuer. Je n’oublie pas.

C’est juste que tout ne s’est pas résolu comme par magie avec une carte d’identité qui me ressemble un peu plus.

Je n’ai jamais vraiment cru non plus qu’il y’ avait un début très net et une fin définitive avec, comme certaines personnes semblent le penser, des étapes obligatoires dans un ordre très strict.

Concrètement , état des lieux:

Médical:

Je fais mes injections tous les 18 jours en ce moment, je n’ai aucun problème a les faire moi-même, j’aime plutôt ça, ce petit rituel, je n’ai jamais mal.

Je suis un peu en retard sur mes examens sanguins mais j’essaye de les faire tous les 6 mois.

Je déteste ça, mais m’oblige a faire une échographie externe tous les ans. Surtout depuis qu’on me répète de tous les côtés, (une information qui n’a l’air de venir de nulle part) qu’ au bout de 5 ans de testo sans hysté, les risques de cancer aux ovaires sont super élevés. 5 ans, ça sera l’année prochaine, on verra bien.

Je ne pense à aucune autre opération chirurgicale.

Je ne peux toujours pas aller voir une gynéco, (oui c’est mal), mais c’est comme ça. Et il ou elle pourrait être aussi transfriendly que possible que je n’irais toujours pas.

J’ai réalisé dernièrement que je n’avais plus aucune angoisse quand je vais chez le/la généraliste ou l’ endoc ou n’importe quelLE professionnelLE médicale. Pourquoi? Parce que je n’y crois plus du tout, que ce sont tous et toutes des idiotEs pour moi, qu’au mieux ielles seront sympa mais incompétentEs, qu’il n’y a AUCUNE autre personne spécialiste de ma transition ou de mon corps que moi, et qu’à partir du moment où ils ou elles ne font pas preuve d’humilité sur ce sujet (ce qui n’arrive jamais), il n’y aura pas de relation de confiance entre nous. Je pense de toute façon, avec les renseignements que j’ai pu trouvé et les échanges avec les autres trans, que j’en sais plus qu’eux/elles, en tout cas sur ce qui touche à ma transition.

Familiale (famille de sang):

Bon là c’est le bordel non-autogéré (parce qu’un bordel auto-géré ça peut être cool), j’avais pensé à un moment que y’ avait une sorte de progrès même minime, mais je vois bien que non. Mon père évite de me nommer et quand il le fait il se plante.

Ma mère essaye une fois sur deux, mais quand je la reprend elle rigole alors que je fais la gueule. De plus je les ai entendu parler de moi entre eux, tout était au féminin donc je ne vois pas comment ça peut s’arranger.

Récemment ma mère a fait allusion a la sexualité présupposée d’une personne en parlant de « mon équipe » (trad: lesbienne aux cheveux courts) et elle m’a aussi demandé si j’avais une copine, ce qui m’a fait me demander ou j’en étais de mes coming out.

Je crois que je n’ai pas l’ energie pour y aller plus d’une fois par an et encore que quelques heures.

Je lui ai demandé il y’ a une semaine d’aller faire changer le livret de famille à la mairie sous prétexte que c’était une obligation légale, mais en vrai c’était surtout pour la faire chier.

On peut pas dire qu’il y’ a d’autres membres de ma famille à qui je parle, donc voilà.

Travail:

J’ai arrêté ma formation, trop de trucs a supporter au quotidien (décrits dans d’autres articles), les soucis perso accumulés ont faits que je ne pouvais pas continuer.

Je vais bientôt être au RSA / ASS. Je sais que je pourrais postuler pour d’autres emplois, mais je me pose des questions sur le fait d’être vraiment quelqu’un d’assez stable pour pouvoir m’occuper d’autres personnes dans leur quotidien ( ADV ), et les interactions réelles (non-virtuelles) avec des inconnuEs me posent de plus en plus de difficultés.

AmiEs/Amours:

Je ne vais pas m’étendre là, parce que voilà, c’est pas mon genre sur internet. Mais les choses ne sont pas vraiment plus simples. Certains problèmes que j’avais avant ma transition ne se sont pas résolus, au contraire, c’est comme si ils prenaient l’espace maintenant. Plus les blessures qui se sont accumulées en rapport avec la transphobie qui m’ont rendu plus méfiant, plus cynique. La bonne chose étant que je fais le tri maintenant, que j’apprends a dire « non, ça ne me convient pas », que oui ça me rend pas très aimable, et plutôt grognon et cynique, mais je prends du recul avec le fait de vouloir être aimé de n’importe qui et d’être validé par n’importe qui. Evidemment c’est plus dur avec les proches, et de temps en temps, je disparais juste parce qu’on ne peut pas être courageux tout le temps.

Alcool:

Ce n’est pas fini, et ça ne le sera peut être jamais. Mais je prends du recul a chaque fois que j’arrête de boire et je sais que je peux être fort.

Administratif:

Malgré le fait que j’ai envoyé mon compte-rendu de jugement et mon extrait d’acte de naissance modifié a à peu près toutes les instances et ça depuis des mois, je continue a recevoir des courriers a mon ancien prénom, et aussi des trucs genre « Mr Nomdefamille Prénom Féminin » , il faut aussi toujours fournir le jugement pour des papiers qui remontent aux années précédentes pour maintenant justifier que la personne nommée avant c’est bien moi maintenant.

Mentir à propos de son CV…

Finalement, je ne peux pas dissocier ma transition et ce que je suis maintenant, ce que je vis. Je n’ai pas l’impression d’avoir arrêté de réfléchir à ça, ni à qui je veux être. Je n’ai en aucun cas l’impression d’avoir achevé quelque chose, comme je n’ai pas senti avoir commencé a y réfléchir, vu que c’était là avant, sous-jacent, depuis combien de temps je ne sais pas.

En tout cas, si par « fin de transition » on entend une affirmation sociale, je n’ai pas encore l’impression que je touche du doigt ce que moi j’y entend.

Bienvenu chez les « Hommes » 2ème partie.

3928584-briques-de-verreComme je l’ai dit un peu avant, je n’ai pas à me plaindre car les formateurs de mon organisme de formation ont décidé très vite de garder pour eux le fait que je sois trans et de mettre au maximum les papiers internes a mon prénom masculin, bien avant que j’ai eu mon changement d’état civil.

Un jour, remplis de bonnes intentions, ils ont tenté l’exercice d’une sorte d’atelier basique sur les stéréotypes, plutôt axés sur les préjugés racistes que chacun pouvait avoir.

C’était une sorte de questionnaire auquel il fallait répondre rapidement sans réfléchir (bah oui parce que sinon hein…) avec des phrases à compléter telles que:

« _ Les chinois aiment…, les marocains sont…, les africains font… »

Enfin vous voyez quoi.

Puis s’en ai suivi une discussion assez superficielle ou chacun y allait de sa plus belle blague bien lourde pour faire rire toute la classe.

Arrivés au « les thaïlandais ont… » j’avais même pas vu venir le truc venir que hop, c’était parti pour les blagues transphobes.

Et là, intervention du formateur: « Ah mais attendez, on parle pas mal de la question du genre en ce moment (si si je vous jure c’est exactement la formule qu’il a utilisé) qu’est ce que vous en pensez vous? »

Alors je sais pas vraiment ce qu’il a voulu faire, mais c’est devenu très vite un festival de l’horreur pour moi et je me suis senti réellement m’enfoncer dans ma chaise. Je veux dire, je m’en doutais bien de ce qu’ils en pensaient, mais entendre un tel déferlement de conneries pendant un quart d’heure je m’en serais passé. La seule surprise a été mon voisin de gauche qui a mentionné le fait qu’il pouvait y avoir des femmes transsexuelles ( comprendre des FTM) mais que bon faire des bites ça devait pas être possible. Là, j’ai pas pu m’empêcher de lui dire que si, et il s’est mis a cracher par terre en disant que c’était dégeulasse.

A cet instant le formateur a du se sentir légèrement dépassé par la situation et a juste changé de sujet.

Papier Buvard

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13H30 Tribunal de Grande Instance.

Je suis habillé plutôt classe, pantalon noir, chemise avec pull col en v noir, veste grise.

Le costume n’était pas obligatoire mais je voulais me sentir beau.

Dans la salle, devant: mon avocate et d’autres avocates, la juge, la greffière, la procureure et d’autres personnes en robe dont je ne connais pas la fonction officielle.

Dans la salle, derrière: un couple en jogging, une dizaine de gendarmes en tenue d’apparat.

La juge appelle les nouvelles gendarmes qui doivent prêter serment a la barre (je me retiens de sourire pendant le discours), puis photo pour ce grand jour. La salle se vide, commence alors l’audience pour une histoire d’héritage, je manque de m’assoupir, je n’ai pas beaucoup dormi.

Mon avocate parle a voix basse quelques instants avec la procureure, puis vient vers moi avec un air complice pour me dire que le parquet ne présentera aucune objection a ma requête.

J’ai du mal a y croire sur le coup vu que je ne suis toujours pas passé en audience.

L’affaire précédente étant achevée (j’ai vraiment rien compris a comment se finissait cette histoire d’héritage), la juge annonce que tout le monde se retire en chambre constitutionnelle pour la suite, mon avocate me fait signe, je la suis dans une pièce plus petite ou toutes les personnes en robes sont d’un côté d’une petite table. Je suis invité à m’ asseoir de l’autre coté, près de mon avocate.

Celle-ci présente mon dossier en parlant de moi au féminin, puis commence à s’embrouiller dans les pronoms pour finir par s’excuser car elle « ne sait plus comment dire ».

La juge intervient pour lui dire de m’appeller monsieur tout simplement.

La procureure dit qu’elle n’a rien a objecter. La juge me demande si j’ai quelque chose à rajouter et si le dossier est bien complet, je lui parle de ma formation dans le bâtiment et de la nécessité d’avoir les bons papiers, elle m’assure comprendre et parle du « sexisme » dans ce métier, tout le monde hoche la tête, la requête est acceptée sans condition, mon avocate recevra la décision notifiée mardi prochain.

 

Bienvenue chez les « hommes »! 1ère partie.

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Je suis rentré en formation pour devenir plombier.

20 mecs entre 17 et 40 ans.

Au lycée, j’étais en section littéraire, puis  plus tard j’ai fait l’école du travail social.

J’ai baigné dans le milieu lesbien de Tours pendant une dizaine d’années puis j’ai fréquenté le milieu TPG parisien pendant 5 ans.

Ce que je veux dire c’est que je n’ai jamais été autant, de près ou de loin, immergé dans une ambiance de mecs cis hétéros entre eux que je le suis en ce moment , quotidiennement.

Non je ne suis pas out dans ma formation et ça aussi c’est nouveau.

Je veux dire mes formateurs savent que je suis trans puisque mes papiers sont a mon prénom féminin et ont décidé de régler entièrement l’administratif au masculin afin d’ éviter les erreurs et rendre ma formation plus facile.

Au début j’ai eu quelques moments d’angoisse quand il a fallu sortir sa carte d’identité ou sa carte vitale et la poser sur son dossier en classe, mais on trouve vite des petites techniques plus ou moins efficaces (retourner sa carte, mettre son dossier en dessous de celui d’un autre quand il faut les faire passer devant, faire semblant de ne pas trouver le papier demandé pour enfin le retrouver quand tout le monde est sorti…).

Il y’ a eu tout de même quelques sueurs froides:

la fois ou la personne préposée au dossier de subvention a bien fait remarqué devant les autres que j’avais dû sûrement confondre mon numéro de sécu et celui de ma mère, et la fois aussi ou j’ai mal fermé la porte des toilettes et qu’un de mes collègues y est entré.

Bon disons que quand même a ce niveau je m’en sors pas trop mal parce que j’ai quand même un bon passing et je suis tombé sur des formateurs pas trop cons.

Après un an et demi au chômage et pas mal de temps pour me ressourcer, évidemment j’avais réfléchi a ce que ça serait de rentrer dans le secteur du bâtiment et même si j’ai essayé d’y aller sans préjugés, y’a quand même une réalité que je ne pouvais pas éviter par rapport aux ambiances dites totalement « masculines ».

(Après je pense vraiment que la présence d’une seule personne assimilée comme fille , femme, meuf dans le groupe changerait la donne.)

Bon, je voulais vous mettre des extraits mais je pense que je vais vous épargner ça.

En gros, ce sont des paroles sexistes et homophobes en permanence, mais je veux dire vraiment a chaque moment.

Aujourd’hui par exemple:

« Les meufs de maintenant elles sont plus libérées, c’est vraiment que des salopes, l’autre soir y’ en a une qui m’a invité a danser alors qu’elle avait chauffée un autre gars juste avant, franchement je l’ai jetté, ça me dégoute ce genre de chienne je suis sûr que ça a plein de maladies… » Et les autres d’acquiescer.

« J’aime » toujours beaucoup quand des personnes d’une vingtaine d’années parlent des « meufs de maintenant » en gros ça veut dire pas leurs mères quoi, donc rien de bien nouveau dans les propos.

A noté que mêmes les formateurs qui ont l’air d’ être des personnes un peu engagées, avec un discours de gauche, voir anticapitalistes, voir même un peu hippies, ne s’abstiennent pas non plus de quelques blagues sexistes, peut être moins graveleuses, mais pas vraiment fines non plus (sur les belles mères, les femmes au volant… enfin je suis sûr que vous voyez).

Bref, et moi je suis ou?

Je suis là, je serre les dents, je rigole pas mais je ferme ma gueule, j’essaye de me tenir a distance.

Je fais avec cette sensation d’être un espion parce que je ne suis pas hétéro, parce que je ne suis pas un mec cis, parce que je n’aime pas le foot, parce que je n’ envie pas le gars qui a une BMW, parce que je ne vais pas sur Badoo, parce que je ne veux pas devenir patron et gagner plein de tunes, parce que je n’ai pas de télé, parce que non je ne kiffe pas sexion d’assaut.

Et surtout je fais avec cette culpabilité de ne pas ouvrir ma gueule.

Papier Millimétré

Attest psy:

« Je soussigné certifie que « Prénomasculin » NOMDEFAMILLE, né Prénomféminin, présente un syndrome de BENJAMIN évoluant depuis l’enfance.

Sous traitement hormonal irréversible, et chirurgie correctrice, son apparence est son comportement sont désormais totalement masculins.

Il est donc médicalement justifié, et socialement indispensable que son état civil soit mis en conformité.

Certificat remis en mains propres pour servir et valoir ce que de droit »

Attest endoc

« Je soussigné, Dr X, endocrinologue, certifie suivre sur le plan hormonal M.NOMDEFAMILLE Prénomféminin, dit Prénomasculin, né le …, pour syndrome de transsexualisme primaire avéré depuis Novembre 2009, conjointement avec le Docteur X,psychiatre.

Après un bilan endocrino-métabolique, avec caryotype, il est traité par androgenes avec masculinisation definitive et irreversible de l’habitus. Il a subi une mamectomie en juillet 2010.

La demande de changement d’état civil est recevable et fait partie de sa prise en charge. »